En 2026, la souslocation à Toulouse est devenue un dispositif prisé pour répondre à la mobilité grandissante des étudiants, des stagiaires et des jeunes professionnels. La ville rose attire chaque année une large population de nouveaux arrivants grâce à ses universités et grandes écoles, conférant à la métropole un rayonnement international. Cette attractivité accentue la pression sur le marché locatif : les offres de location courte durée restent limitées, tandis que la demande explose. Les annonces de souslocation constituent donc une solution flexiblem mais strictement encadrée par la loi. 

Cet article présente un panorama détaillé de la souslocation à Toulouse en 2026. Nous analyserons le marché et les types de logements proposés, le cadre juridique (autorisations nécessaires, limites de durée, obligations des parties), la demande et les profils des souslocataires, les quartiers et la proximité des transports, puis nous conclurons avec des conseils pour bien souslouer ou trouver un hébergement temporaire. 

Marché et offres de sous‑location à Toulouse

Un marché en pénurie relative

La souslocation répond à une demande croissante. Selon un guide dédié à la location de courte durée, il est conseillé de commencer ses recherches bien avant la date d’emménagement car l’offre reste limitée. Le site rappelle qu’il y a quatre fois plus de demandes que d’offres de logements à Toulouse et que seulement 24 % des annonces proposent une location pour six mois ou moins. La rareté de l’offre incite les candidats à s’y prendre tôt et à préparer un dossier complet. 

Typologies et prix

Les souslocations concernent principalement des studios meublés ou des appartements T1 meublés. D’après la plateforme Studapart, les studios et T1 représentent environ 40 % des offres de logements disponibles à Toulouse. La surface moyenne de ces logements se situe autour de 28 m² et ils sont loués meublés avec les commodités essentielles (cuisine équipée, literie, internet). Le loyer moyen pour une location courte durée est d’environ 450 €/mois, mais peut varier selon la surface, la localisation et l’équipement ; certains studios de 19 m² se louent autour de 500 € CC et des T2 de 40 m² atteignent 775 € par mois. 

Table – Fourchettes de loyers en sous‑location à Toulouse (2026)

Type de bien Surface typique Loyer moyen (€/mois) Observations
Studio/T1 meublé 18–28 m2 ≈ 450 € Ces petites surfaces représentent environ 40 % des offres de location courte durée; elles sont souvent situées près des universités ou des quartiers animés (Saint‐Étienne, Carmes, Saint‐Cyprien).
T2 meublé 30–40 m2 ≈ 775 € Offres plus rares; conviennent aux couples ou aux jeunes actifs en mission.
Chambre en colocation 10–15 m2 ≈ 350–500 €(selon quartier) Option économique pour les étudiants; permet de partager les charges et de créer des liens.
Coliving/colocation meublée 12–20 m2 par chambre ≈ 500–650 € Logements modernes avec services (wifi, espaces communs); prix plus élevés mais confort et convivialité.

Atouts de la sous‑location pour les locataires

Cadre légal et règles de la sous‑location en 2026

Autorisation du propriétaire et contrat

En France, la souslocation est autorisée seulement si le bailleur donne son accord écrit. Cet accord doit être joint au bail principal et remis au souslocataire. Le propriétaire peut refuser la souslocation sans justification et exiger que le locataire effectue les démarches (déclaration en mairie, paiement de la taxe de séjour) si la location a un caractère saisonnier. 

Le loyer demandé au souslocataire ne peut pas dépasser celui payé par le locataire principal, sauf dans le cadre d’une souslocation professionnelle encadrée par des licences spécifiques. En cas de souslocation non autorisée, le propriétaire peut résilier le bail, demander la restitution des sousloyers et réclamer des dommages et intérêts. Les souslocations de logements sociaux sont strictement interdites, sauf dérogation limitée (personnes âgées de plus de 60 ans ou moins de 30 ans). Limites de durée et enregistrement 

Pour les résidences principales, la location meublée touristique est limitée à 120 jours par an ; une déclaration en ligne et l’obtention d’un numéro d’enregistrement sont obligatoires. Les locataires doivent obtenir l’accord écrit du propriétaire et sont responsables de la taxe de séjour. La ville de Toulouse impose également une limite de 90 jours de location en continu pour un même occupant. Les résidences secondaires (jusqu’à deux par propriétaire physique) nécessitent une autorisation de changement d’usage pour être louées en meublé touristique. 

Ces règles visent à empêcher la transformation du parc résidentiel en meublés de tourisme et à protéger les logements destinés aux habitants. En cas de manquement (location non déclarée, dépassement du nombre de jours), des amendes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros sont prévues. 

Droits et risques

Les risques pour le locataire en cas de souslocation illégale sont multiples : 

A contrario, avec une autorisation écrite, la souslocation est parfaitement légale. Une agence spécialisée, Swwitch, a d’ailleurs été créée à Toulouse pour faciliter les souslocations étudiantes : l’agence contacte le propriétaire, gère les annonces et garantit le paiement du loyer. Selon son fondateur, 80 % des propriétaires acceptent la souslocation lorsqu’ils sont rassurés par un intermédiaire

Demande, offre et profils des sous‑locataires

Une demande portée par les étudiants et jeunes actifs

La souslocation à Toulouse est principalement sollicitée par les étudiants, les stagiaires et les jeunes professionnels. La ville accueille de nombreuses universités (Université Toulouse I Capitole, Université PaulSabatier, INSA, etc.), des écoles de commerce et d’ingénieurs, ainsi qu’un pôle aéronautique et spatial qui génère des missions temporaires. Cette situation confère à Toulouse un rayonnement international et attire de nombreux étrangers. Les étudiants en mobilité (échanges universitaires, stages) et les jeunes actifs en CDD ou mission d’intérim sont les premiers concernés par les souslocations. 

Les short-term rentals offrent un loyer raisonnable (≈450 €/mois) et évitent de payer deux loyers. Les locataires principaux y voient une façon de conserver leur logement lorsqu’ils partent en stage ou en échange universitaire, sans passer par une relocation ou une résiliation de bail. 

Une offre limitée et des solutions alternatives

Malgré l’essor de plateformes comme Studapart, ImmoJeune ou La Carte des Colocs, l’offre reste restreinte. Les annonces portant sur une souslocation de six mois ou moins ne représentent qu’un quart du marché et concernent majoritairement des studios ou T1 meublés. Certains logements se situent dans des résidences étudiantes ou des colocations existantes. La souslocation peut se dérouler en colocation, favorisant l’entraide et la convivialité, une composante appréciée par les jeunes et rappelée par ImmoJeune comme « l’opportunité de faire des rencontres ». 

Aides au logement et garanties

Contrairement à une idée reçue, la souslocation peut permettre au souslocataire de bénéficier d’aides au logement. Studapart indique que la majorité des logements proposés sont éligibles aux dispositifs de la CAF (APL, ALS, ALF). De plus, certains acteurs (Studapart, Swwitch) proposent des profils garantis ou des services de caution pour rassurer les propriétaires. Les locataires principaux peuvent aussi souscrire une assurance contre les impayés et demander un dépôt de garantie au souslocataire (bien que celuici soit facultatif). 

Quartiers, transports et typologies de logements

Quartiers centraux et lieux de vie

Toulouse compte des quartiers très prisés pour la souslocation : 

Proximité des transports et commodités

La majorité des logements proposés à la souslocation sont situés près des stations de métro, des lignes de bus ou du tramway, ce qui facilite les déplacements sans voiture. Le site ImmoJeune souligne que les logements se trouvent souvent dans des résidences étudiantes à proximité d’un métro (par exemple, Student Factory Toulouse Stadium à Empalot, accessible en 6 min à pied du métro). 

Les logements meublés comprennent généralement une cuisine équipée, un coin nuit, un espace de travail et un accès à Internet. Les résidences de coliving proposent des services supplémentaires (salle de coworking, laverie, espaces de vie). L’accès aux commodités (commerces, bibliothèques, salles de sport) et aux transports en commun est un critère déterminant dans le choix du quartier. 

Perspectives 2026 et conseils pratiques

Tendances et évolution du marché

La souslocation à Toulouse devrait rester un marché tendu en 2026. La croissance démographique et la forte demande étudiante continueront à exercer une pression sur l’offre. L’agrandissement du pôle aéronautique et spatial, l’ouverture prochaine de la ligne C du métro et la préparation de la LGV Toulouse–Paris renforceront l’attractivité de la ville, ce qui pourrait accentuer la pénurie de logements temporaires. L’agence Swwitch prévoit de gérer 100 à 150 logements d’ici fin 2026, preuve que le marché se structure.

Cependant, les autorités locales veillent à éviter la transformation de logements permanents en meublés touristiques. La limitation à 120 jours par an pour les résidences principales et les autorisations préalables pour les résidences secondaires resteront en vigueur. Une stricte application de ces règles pourrait limiter l’essor de la location saisonnière et inciter les propriétaires à louer sur des durées plus longues (6 à 10 mois), notamment via le bail de mobilité

Conseils pour sous‑louer légalement

  1. Obtenir l’accord écrit du propriétaire : avant toute souslocation, demander une autorisation écrite et annexer le bail principal pour éviter toute résiliation.
  2. Respecter la limite de durée : ne pas dépasser 120 jours/an de location de la résidence principale et 90 jours consécutifs pour un même occupant.
  3. Fixer un loyer raisonnable : le sousloyer ne doit pas dépasser le loyer principal. Privilégier un prix en cohérence avec le marché (~450 €/mois pour un studio).
  4. Établir un contrat de souslocation : signer un bail écrit précisant les dates, le montant du loyer, le dépôt de garantie éventuel et les obligations de chaque partie.
  5. Se déclarer en mairie : obtenir un numéro d’enregistrement si vous louez en meublé touristique et respecter la taxe de séjour. 
  6. Utiliser des plateformes fiables : passer par des acteurs comme Studapart, Swwitch ou ImmoJeune pour sécuriser la transaction et bénéficier d’outils (profil garanti, gestion des paiements). 
  7. Préparer son dossier : pour trouver une souslocation, constituez un dossier complet (pièce d’identité, justificatifs de ressources, attestations d’études), commencez vos recherches tôt et soyez réactif car l’offre se loue rapidement. 

La souslocation à Toulouse en 2026 se situe à la croisée de la mobilité étudiante et professionnelle et des contraintes du marché immobilier local. Dominée par des studios et T1 meublés qui constituent 40 % des offres, elle répond à une demande très forte (quatre fois plus de candidats que de biens disponibles). Le loyer moyen d’environ 450 €/mois et la flexibilité (logements meublés, absence de garant) séduisent les locataires temporaires. 

Toutefois, la souslocation est strictement encadrée. Le locataire doit obtenir l’accord écrit du propriétaire et ne peut pas dépasser 120 jours de location de sa résidence principale. La mairie de Toulouse impose un numéro d’enregistrement et une limite de 90 jours consécutifs. Sans autorisation, le bail peut être résilié et le locataire s’expose à des sanctions. 

En 2026, la souslocation reste donc une solution utile mais exigeante : elle permet aux étudiants et jeunes actifs de se loger rapidement et aux locataires de conserver leur appartement en cas d’absence. Ceux qui souhaitent souslouer ou rechercher un logement temporaire doivent respecter la législation, anticiper leur recherche et choisir des quartiers bien desservis (SaintÉtienne, Carmes, Rangueil…). En adoptant de bonnes pratiques et en utilisant des plateformes professionnelles, la souslocation peut s’avérer une option souple et économiquement avantageuse dans la ville rose.

Comprendre le marché en 2026

En 2026, le prix immobilier à Toulouse reste au cœur des préoccupations des ménages et investisseurs. Après plusieurs années de hausse continue, la capitale de l’Occitanie, surnommée la ville rose, est entrée dans une phase de normalisation. En 2025, selon la Chambre des notaires, le volume de ventes a chuté de 24 % entre janvier et fin juillet et l’activité reste ralentie. Les prix s’érodent mais ne s’effondrent pas : les appartements anciens n’ont reculé que de 2,5 % sur douze mois glissants et les prix médians restent supérieurs à 3 000 €/m². Dans ce contexte, les acheteurs négocient davantage tandis que certains retirent leur projet d’achat. Le marché toulousain reste toutefois soutenu par une démographie dynamique, l’attractivité du bassin aéronautique et une qualité de vie plébiscitée. 

Cette étude s’attache à décortiquer l’évolution des prix de l’immobilier à Toulouse en 2026, par type de bien et par secteur. L’objectif : proposer aux acheteurs, propriétaires et investisseurs un panorama précis des prix et des tendances afin de guider leur projet immobilier. 

Prix moyen à Toulouse : synthèse des chiffres

Un prix moyen autour de 3 700 €/m²

Selon les dernières données consolidées, le prix moyen de l’immobilier à Toulouse s’élève à environ 3 676 €/m² toutes catégories confondues. Cette moyenne résulte d’une hausse cumulée de 27,3 % sur dix ans et de 5 % sur cinq ans. Les appartements se négocient en moyenne 3 527 €/m², tandis que les maisons avoisinent 4 417 €/m²

Fourchettes de prix par type de bien

Les fourchettes varient fortement selon la localisation et le type de bien : 

Écarts entre centre et périphérie

Le centreville de Toulouse reste le secteur le plus convoité avec une vie animée, un patrimoine architectural riche et une excellente desserte en transports. Les prix y sont compris entre 2 199 € et 4 923 €/m². Dans la périphérie, les communes de Blagnac et Colomiers, stimulées par le hub Airbus, offrent un compromis entre prix et qualité de vie ; il faut prévoir autour de 3 000 €/m² pour devenir propriétaire. D’autres communes comme Labège ou SaintOrens se distinguent également par une forte demande. 

Tableau des prix par quartier

Le tableau cidessous résume les prix immobiliers (maison et appartement) dans plusieurs quartiers emblématiques en 2026. Les valeurs proviennent du portail de l’agence SGL, qui compile des données des notaires et de Meilleurs Agents ; elles donnent un ordre de grandeur et peuvent varier selon l’état du bien (ancien/neuf, DPE, etc.).

Quartier/secteur Prix moyen maison (€/m2) Prix moyen appartement (€/m2) Situation et caractéristiques
Saint-Étienne 5 235 € 4 869 € Quartier des antiquaires, proche de la place Saint‐Étienne ; immeubles anciens et hôtels particuliers. Plus cher de la ville, l’offre est limitée et la demande forte.
Carmes / Esquirol / Capitole 5 389 – 6 319 € 4 183 – 5 503 € Hyper‐centre historique avec charme ancien, commerces et animations. L’offre est rare et les prix dépassent souvent 5 000 €/m2.
Côte Pavée 4 959 € 3 735 € Secteur résidentiel prisé des familles, bien desservi par les écoles. Hausse modérée des prix mais pénurie de maisons.
Saint-Cyprien 4 850 € 4 284 € Quartier en plein essor sur la rive gauche, attractif pour les jeunes actifs et artistes. 
Rangueil / Purpan / Lardenne 3 058 – 4 067 € 2 920 – 3 435 € Secteurs à proximité des pôles universitaires et hospitaliers (Rangueil), des emplois aéronautiques (Purpan) et zones pavillonnaires (Lardenne). Lardenne a vu ses prix croître de 18 % en un an (données Selexium).
Minimes / Jolimont / Sept Deniers 4 500 € 3 328 – 3 541 € Quartiers résidentiels bien desservis par le métro. Prix intermédiaires ; attractifs pour les familles et primo‐accédants.
Saint-Michel / Croix-de-Pierre 5 283 € 3 197 – 4 159 € Quartiers mixtes proches du centre, offrant une vie de quartier animée.
Mirail Université / Papus 2 484 € 2 355 € Secteur périphérique, plus abordable. Fort potentiel de rénovation et de développement (programme ANRU).
Lalande (résidentiel Nord) ~2 240 € (maisons) ~2 199 €(appartements) Quartier calme au nord de la ville. Prix accessibles et loyers de 13,4 €/m2.
Blagnac / Colomiers (communes) ~3 000 € ~3 000 € Communes de la périphérie ouest, proches de l’aéroport et du site Airbus. Marché dynamique, bonne desserte par le tramway.

Tendances du marché en 2026 : reprise, stagnation ou baisse ?

Reprise timide et normalisation

Après les hausses spectaculaires des années 2010, le marché toulousain a marqué une pause. La hausse des taux d’intérêt à partir de 2022 a freiné les acheteurs, tandis que la crise du logement neuf,la vente de logements collectifs neufs a chuté de près de 40 % depuis 2022 (données Notaires d’Occitanie), a réduit l’offre disponible. Entre janvier et juillet 2025, le volume de ventes a reculé de 24 % et les transactions concernant les maisons ont diminué de 17 %. Malgré ce contexte, les prix n’ont baissé que marginalement : les appartements anciens reculent de 2,5 % sur douze mois et certaines maisons continuent de se négocier au prix fort. 

Les observateurs parlent d’une stabilisation plutôt que d’un effondrement. L’indice des prix (IPI) de Meilleurs Agents indique une baisse de seulement 0,4 % sur le dernier trimestre 2025 (proche de la stagnation), tandis que l’Observatoire PAP enregistre une hausse modérée de 2,3 % sur un an. Les délais de vente restent corrects (environ 67 jours en mars 2025 selon MySweetImmo), preuve que les biens bien positionnés trouvent preneur. 

Facteurs qui soutiennent la demande

Plusieurs facteurs contribuent à maintenir un marché tendu : 

Risques de baisse et facteurs de vigilance

Malgré ces atouts, plusieurs signaux incitent à la prudence : 

Conclusion sur les tendances

En 2026, le marché n’est ni en effondrement ni en flambée. On observe une stagnation globale des prix avec des ajustements sectoriels : baisse modérée dans certains quartiers, stabilité ou légère hausse dans les secteurs prisés. Les professionnels espèrent une reprise modérée en 20262027 si les taux se stabilisent et si l’activité économique reste dynamique. 

Pour l’heure, la prudence reste de mise : la négociation reprend ses droits et la qualité du bien (emplacement, état, efficacité énergétique) devient déterminante. 

Analyse de la demande, de l’offre et des loyers

Un marché tendu : plus de locataires que de propriétaires

Selon les observatoires locatifs, la majorité des résidents toulousains sont locataires, environ deux tiers des ménages. Le loyer moyen s’établit autour de 14 €/m². Les budgets médians pour la location sont de 715 € pour un logement meublé et 639 € pour un logement non meublé. Le marché locatif est très tendu : le taux de tension (nombre de demandes rapporté au nombre d’offres) atteint un niveau élevé, avec des hausses de loyers de l’ordre de 4,5 % sur un an (Observatoire local des loyers). Ces hausses s’expliquent par la forte demande étudiante (plus de 140 000 étudiants) et l’arrivée de jeunes actifs. 

Les loyers varient fortement selon les quartiers : dans SaintÉtienne, il faut 17,7 €/m² soit environ 1 060 € pour un 3 pièces de 60 m²; à Lalande, le mètre carré se loue 13,4 €/m². Ces écarts reflètent à la fois la qualité du parc immobilier et l’offre disponible. Malgré la hausse des loyers, Toulouse reste plus abordable que Paris ou Lyon, ce qui attire des locataires en quête d’un meilleur rapport qualitéprix. 

Dynamique de la demande

La demande est portée par : 

Situation de l’offre et négociation

L’augmentation de 9 % du nombre de biens en vente (donnée Selexium 2025) a légèrement desserré l’étau, mais la demande reste supérieure à l’offre. Les acheteurs sont plus exigeants et négocient davantage. Les professionnels constatent des marges de négociation de 3 % à 5 % pour un appartement et jusqu’à 8 % pour une maison dans certains secteurs (MonChasseurImmo). Les biens présentant des défauts (absence d’extérieur, mauvaise note DPE, localisation excentrée) peuvent rester sur le marché plusieurs semaines. 

Perspectives 2026 et conseils

Perspectives d’évolution

Les experts s’accordent sur un scénario de stabilisation avec légères hausses en 2026. L’Observatoire PAP anticipe une progression des prix de 2 % à 3 % sur l’année, portée par le retour des primoaccédants et des taux d’intérêt plus favorables. Les projections de SeLoger et des notaires misent sur une stagnation ou une hausse modérée, selon l’évolution macroéconomique. 

Le marché du neuf reste sous tension : la pénurie de programmes et la hausse des coûts de construction devraient maintenir des prix élevés, tandis que la fin du dispositif Pinel réduit l’attrait fiscal. Les logements anciens avec de bonnes performances énergétiques seront de plus en plus recherchés. 

Conseils pour investisseurs et primo‑accédants

En 2026, l’immobilier à Toulouse se situe à un tournant. Après une décennie de forte croissance (+27 % en dix ans), le marché entre dans une phase de stabilisation. Les prix moyens gravitent autour de 3 700 €/m² pour tous types de biens, avec des appartements à 3 527 €/m² et des maisons à 4 417 €/m². Les écarts restent importants selon les quartiers : le centreville et les secteurs historiques (SaintÉtienne, Carmes, Capitole) dépassent 5 000 €/m², tandis que des quartiers périphériques comme Lalande ou Mirail Université affichent des prix deux fois plus bas. La location reste le mode d’occupation majoritaire, avec un loyer moyen de 14 €/m² et des budgets de 639 à 715 € par mois. 

Les perspectives pour 2026 sont empreintes de prudence. Les volumes de ventes se sont contractés de 24 %, et les acheteurs négocient davantage. Toutefois, l’attractivité de la ville rose , portée par le secteur aéronautique, une croissance démographique soutenue (10 000 à 15 000 habitants supplémentaires par an) et les futurs projets de transport, devrait maintenir la demande. Pour les acheteurs et investisseurs, l’enjeu est de bien choisir le quartier, de négocier avec finesse et de privilégier la qualité. Le marché toulousain offre encore de belles opportunités, mais il réclame désormais rigueur et stratégie. 

En 2025, le marché immobilier à Toulouse a connu une normalisation après une décennie de hausse continue. Les données des notaires et des observatoires immobiliers montrent que les prix des appartements anciens se stabilisent entre 3 600 et 3 800 €/m², avec un prix moyen de 3 512 €/m² pour les appartements et 4 246 €/m² pour les maisons début février 2026. Cette normalisation intervient dans un contexte de hausse de 9 % des biens à vendre et de tension encore élevée, les indicateurs de Selexium montrant que le nombre d’acheteurs reste supérieur au stock disponible. 

Parallèlement, la métropole continue d’attirer : l’INSEE a relevé une moyenne d’environ 11 732 nouveaux habitants par an dans la métropole entre 2017 et 2023, et la Ville rose gagne plus de 5 878 habitants chaque année. La population jeune, la présence de l’aéronautique et du spatial, un climat agréable et le projet de ligne TGV BordeauxToulouse pour 2030 contribuent à maintenir l’attractivité de la ville. 

Contexte démographique et économique

Croissance démographique soutenue

L’attrait de Toulouse repose sur une croissance démographique et un bassin d’emploi diversifié. D’après les données publiées en janvier 2026, la ville de Toulouse comptait 514 819 habitants en 2023, contre 479 553 habitants en 2017, soit un gain de 35 266 habitants en six ans (+7,4 %). Le gain annuel moyen s’élève à 5 878 habitants pour la ville et 11 732 pour l’ensemble de la métropole, confirmant l’arrivée de plus de 10 000 nouveaux habitants par an

Cette croissance est alimentée par une population jeune et active, un important pôle universitaire et la présence des secteurs aéronautique, spatial, numérique et santé. Le dynamisme du secteur aéronautique (Airbus et ses soustraitants) soutient la stabilité du marché immobilier et attire des jeunes actifs ainsi que des cadres. 

Une économie diversifiée et des projets d’infrastructures

L’économie toulousaine est portée par l’aéronautique, mais aussi par le numérique, la santé et le spatial. La construction de la ligne TGV BordeauxToulouse, dont la mise en service est prévue en 2030, réduira le temps de trajet à 3 h 10 vers Paris. Cette infrastructure renforcera l’attractivité de la ville et pourrait soutenir le marché immobilier à moyen terme. 

De plus, des projets urbains (extension du métro, développement du téléphérique urbain Téléo, écoquartiers) améliorent la connectivité et la qualité de vie, consolidant l’image d’une métropole innovante

Analyse des prix de l’immobilier à Toulouse

Évolution générale des prix

Le prix moyen au m² à Toulouse varie selon la source et la période :

Segment Prix moyen (février 2026) Évolution récente Source
Appartements anciens 3 600€ - 3 800€ / m² Stabilisation après plusieurs années de hausse; volumes en baisse (~15%) Notaires d’Occitanie
Appartements (toutes transactions) 3 512€ / m² Augmentation annuelle modérée (+1,6%) MySweetImmo (données SeLoger, 1er février 2026)
Maisons 4 246€ / m² Légère hausse sur un an (+2,7%) mais recul sur trois ans (-4,7%) MySweetImmo
Prix “hybride” (moyenne toutes typologies) 3 634€ / m² Le marché se stabilise après plusieurs cycles de hausse MySweetImmo
Neuf 4 500€ / m² Les ventes ont chuté de 40% depuis 2022 Notaires d’Occitanie

Ces chiffres montrent que le marché toulousain se situe entre 3 500 et 4 500 €/m² selon la typologie, avec une stabilisation apparente. Les biens anciens de qualité restent recherchés, tandis que le marché du neuf souffre de la hausse des coûts et du retrait des investisseurs. 

Variations par quartiers

La disparité des prix est marquée :

Quartier ou secteur Prix moyen (€/m²) Particularités
Saint-Étienne 5 547€ / m² pour les appartements et jusqu’à 6 187€ / m² pour certaines maisons Coeur historique très prisé ; forte demande.
Capitole 5 523€ / m² Hypercentre prestigieux ; patrimoine ancien, rareté des biens.
Carmes 4 620€ / m² Quartier patrimonial, rues pavées, marché couvert, forte demande.
Côte Pavée 3 660€ / m² Quartier résidentiel avec maisons et espaces verts.
Centre-ville 3 676€ / m² en moyenne Une moyenne qui masque des écarts ; hypercentre plus cher.
Pouvourville 3 698€ / m² Quartier proche de l’université et de l’hôpital, en développement.
Papus 1 694€ / m² Quartier populaire avec logements sociaux ; opportunités pour budgets serrés.
Lardenne Prix non précisé, mais augmentation de 18% en un an Secteur prisé des familles, maisons individuelles, proximité de la rocade.
Communes périphériques (Colomiers, Blagnac, Tournefeuille, Balma) 2 850€ à 3 200€ / m² Télétravail et recherche d’espace verdoyant stimulent la demande.

Analyse détaillée 

Les quartiers historiques (Carmes, SaintÉtienne, Capitole) conservent une forte valeur patrimoniale. Les prix y dépassent 5 000 €/m² et les biens y sont rares. Les quartiers intermédiaires comme Côte Pavée et Busca offrent un compromis entre proximité du centre et qualité de vie avec des prix autour de 3 600 €/m². Les secteurs en développement (Borderouge, Montaudran, Pouvourville, Lardenne) bénéficient des projets urbains et des transports en commun ; ils attirent les jeunes ménages et les investisseurs pour des prix plus accessibles (2 800 à 3 700 €/m²). Enfin, les quartiers populaires (Papus, Mirail) affichent les prix les plus bas et concentrent les projets de rénovation urbaine. 

Offre et demande : reprise, stagnation ou baisse ?

Une offre en légère augmentation

Après plusieurs années de pénurie, l’offre de biens à vendre a augmenté de 9 % en un an. Cette hausse s’explique par le retour sur le marché de vendeurs qui avaient différé leurs projets en raison des conditions sanitaires et du resserrement du crédit. Toutefois, cette augmentation ne suffira pas à absorber la demande. Les indicateurs de tension montrent qu’il y a plus d’acheteurs que de biens disponibles, ce qui limite la baisse des prix. 

Stagnation des transactions et baisse du neuf

Les notaires observent un recul d’environ 15 % des transactions dans l’ancien. Les acquéreurs négocient davantage et les marges de négociation moyennes atteignent 3 % à 5% pour les appartements et jusqu’à 8 % pour les maisons. Les délais de vente ont légèrement augmenté (68 jours en moyenne début 2026, contre 74 jours un an plus tôt). 

Le marché du neuf traverse une crise : les ventes de logements neufs ont chuté de près de 40 % depuis 2022, en raison de la hausse des coûts de construction, des taux d’intérêt et de la fin progressive du dispositif Pinel. Les programmes sont différés, notamment dans la première couronne (Blagnac, Labège, Colomiers). 

Demande soutenue par la démographie et l’économie

Malgré les tensions, la demande reste solide. Les primoaccédants et les jeunes actifs reviennent sur le marché grâce à des conditions de financement légèrement assouplies. L’étude PAP souligne que les prix ont augmenté de 2,3 % en 2025 et que les primoaccédants, longtemps exclus, sont de retour. 

La périphérie connaît une demande croissante. Le télétravail et la recherche d’espaces verts poussent les ménages à s’éloigner du centre : dans des communes comme Colomiers, Blagnac ou Tournefeuille, les prix de 2 800 à 3 200 €/m² offrent une économie de 15 à 25 % par rapport au centre. Cette tendance forme un « donut toulousain » où la périphérie absorbe une partie de la demande, contribuant à une normalisation des prix.

Scénarios pour 2026

Les professionnels prévoient une stabilisation du marché en 2026. Selon les notaires, les taux d’emprunt devraient rester autour de 3 % et un retour à l’équilibre est attendu. Les prix devraient se maintenir avec de faibles variations selon les quartiers : légère reprise dans les secteurs les plus prisés, stagnation ailleurs, voire baisse limitée dans certains quartiers périphériques. Le marché ne devrait pas s’effondrer grâce au dynamisme économique et démographique. 

Marché locatif et loyers

Niveaux de loyers en 2025‑2026

Le marché locatif reste très tendu. Selon l’Observatoire local des loyers (AUAT), le loyer de marché médian dans l’agglomération toulousaine a atteint 12,5 €/m² en 2025, en hausse de 0,5 €/m² par rapport à 2024. La ville de Toulouse présente un loyer médian plus élevé (13,3 €/m²) que la périphérie (11,5 €/m²). 

La société de gestion locative SGL indique que 66 % des habitants sont locataires et que le loyer moyen charges comprises pour se loger à Toulouse est de 688 € pour 39,5 m², soit 17,42 €/m². Le budget moyen des locataires est d’environ 684 €

En février 2026, MySweetImmo annonce des loyers moyens de 15,1 €/m² pour les appartements et 12,8 €/m² pour les maisons, soit 14,7 €/m² tous biens confondus. Le taux de vacance reste faible (8,1 %), preuve de la tension locative.

Variations par typologie et quartiers 

Les petites surfaces subissent les plus fortes hausses : un studio/T1 se loue en médian 465 € par mois pour 26 m². Dans l’hypercentre (zone 1 – Capitole, Carmes, SaintÉtienne), le loyer médian atteint 16,9 €/m² (soit environ 500 € par mois pour un studio). Les quartiers sud et nord (Mirail, Reynerie, Bellefontaine) proposent des loyers autour de 11,4 €/m², tandis que les couronnes périphériques oscillent entre 11,9 et 12,2 €/m²

Les T2 et T3 se louent respectivement 554 € et 700 € par mois en médian, tandis que les grands logements (T4 et plus) atteignent 902 €. Les maisons de quatre pièces ou plus se louent 1 100 € par mois. 

Incitations et encadrement

La tension locative s’explique par la croissance démographique, la pénurie de logements adaptés et la réduction du parc locatif liée aux nouvelles normes énergétiques (interdiction de louer les logements classés G puis F). Les dispositifs d’encadrement (bail mobilité, dispositif Loyer encadré) limitent certaines hausses, mais les loyers continuent de progresser. 

Pour les investisseurs, le marché locatif toulousain demeure attractif grâce à un bon rendement brut (~5,2 % pour un T2 de 40 m²). Les biens meublés, plébiscités par les étudiants et les jeunes actifs, assurent une forte demande.

Perspectives et tendances pour 2026

Facteurs macroéconomiques

Les taux d’intérêt influencent fortement le marché. Après avoir grimpé en 20232024, ils se stabilisent autour de 3 % en 20252026. Cette stabilisation favorise un retour progressif des acheteurs, mais la capacité d’emprunt reste contrainte. Les banques continuent de sélectionner les dossiers avec prudence et exigent un apport et un reste à vivre solide. 

La fin progressive du dispositif Pinel (prévue pour 2024) pénalise le marché du neuf. D’autres dispositifs (Pinel+), la prolongation du Prêt à taux zéro (PTZ) en zones détendues et le nouveau dispositif « Jeanbrun » discuté dans le budget 2026 pourraient offrir un soutien aux investisseurs. 

Le projet de ligne TGV BordeauxToulouse renforcera l’accessibilité à Paris et Bordeaux. Le temps de trajet réduit à 3 h 10 et l’ouverture prévue en 2030 pourraient améliorer le potentiel de valorisation des biens situés à proximité des gares (Matabiau et stations futures), notamment pour les investisseurs à long terme. 

Conseils aux investisseurs et primo‑accédants

  1. Privilégier la qualité et la localisation : les biens bien situés (proches du métro, des écoles et du centre) se maintiennent mieux en valeur et se louent plus facilement. Les quartiers comme SaintCyprien, Busca ou Cartoucherie offrent un bon compromis entre accessibilité et potentiel de valorisation. 
  2. Explorer la périphérie : des communes comme Colomiers, Blagnac ou Tournefeuille proposent des prix plus attractifs (2 850 à 3 200 €/m²) et une bonne qualité de vie. Elles bénéficient de l’extension du métro et du télétravail. 
  3. Rénovation énergétique : dans l’ancien, les biens avec une bonne performance énergétique (DPE A à C) se vendent plus rapidement et à meilleur prix. La rénovation permet de valoriser un bien tout en anticipant les futures réglementations. 
  4. Anticiper les marges de négociation : dans un marché normalisé, la marge de négociation est devenue la norme (3 % à 5 % pour les appartements, 8 % pour les maisons). Les acheteurs doivent préparer leur financement pour saisir les opportunités. 
  5. Surveiller le marché du neuf : malgré la baisse actuelle, un redémarrage est possible si les dispositifs fiscaux sont maintenus et si les taux se stabilisent. Les programmes proches des transports ou offrant une performance énergétique élevée pourront retrouver un public. 

Perspectives globales

Pour l’année 2026, la plupart des observateurs anticipent une stabilisation des prix. Les prix pourraient légèrement augmenter dans les quartiers très recherchés (Capitole, Carmes, SaintÉtienne) où l’offre reste limitée. Dans les secteurs en développement ou périphériques, les prix pourraient stagner ou connaître de légères baisses. La baisse serait toutefois contenue par la demande structurelle liée à la croissance démographique et au dynamisme économique. 

Le marché locatif restera tendu en raison du déficit de logements (neuf en recul de 40 %) et de la croissance de la population. Les loyers devraient poursuivre une hausse modérée, avec des écarts selon les quartiers. L’encadrement des loyers ou de nouvelles mesures pour réguler le marché pourraient être envisagés par les collectivités. 

Le marché immobilier toulousain en 2026 se caractérise par une normalisation après des années de forte hausse. Les prix se stabilisent autour de 3 600 à 3 800 €/m² dans l’ancien et 4 246 €/m² pour les maisons. L’offre de biens à vendre augmente, mais la demande reste soutenue grâce à une démographie en croissance et à un bassin d’emplois diversifié. Les ventes de neuf en chute de 40 % montrent la fragilité de ce segment, tandis que le marché locatif demeure très tendu avec des loyers médians à 12,5 €/m²

Les perspectives pour 2026 suggèrent un marché ni haussier ni baissier, mais équilibré, où la qualité du bien et sa localisation feront la différence. Les investisseurs et primoaccédants devront s’adapter à des conditions de financement plus strictes, privilégier les biens bien situés et performants énergétiquement, et rester attentifs aux opportunités dans la périphérie. Les grands projets d’infrastructures, la dynamique démographique et la résilience économique de la Ville rose laissent entrevoir un marché immobilier solide à moyen terme, sans emballement mais sans effondrement.

Surnommée la ville rose pour ses briques de terre cuite, Toulouse entre en 2026 dans une période charnière. La métropole de 37 communes reste la quatrième ville la plus peuplée de France avec environ 504 000 habitants en 2021 et près de 763 000 habitants dans l’aire urbaine. La capitale de l’Occitanie attire toujours autant : on y compte plus de 123 000 étudiants en 2023, soit 46 % des étudiants de la région selon l’Insee. Le marché immobilier s’ajuste mais reste dynamique : le prix moyen des appartements anciens oscille autour de 3 600 à 3 800 €/m² tandis que les loyers médians avoisinent 13,5 €/m². Les chiffres de l’Observatoire PAP indiquent qu’en 2026 un mètre carré à Toulouse coûte 3 315 € en moyenne, contre 9 680 € à Paris, soit environ trois fois moins. Avec son climat doux l’hiver et chaud l’été (température moyenne de 14 °C et environ 600 mm de précipitations) et plus de 2 000 heures de soleil par an, la ville reste attractive. 

Cette étude répond à la requête “meilleur quartier Toulouse 2026”, en s’appuyant sur des critères vérifiables (prix, transports, espaces verts, ambiance, dynamisme, sécurité perçue, etc.). Il n’existe pas de quartier universellement “meilleur” ; l’objectif est de proposer un classement selon votre projet, qu’il s’agisse de s’installer en famille, de vivre sa vie d’étudiant, de démarrer sa carrière, d’investir ou de rechercher le calme. Les sources officielles (INSEE, notaires, observatoires des loyers, Toulouse Métropole) et la littérature locale nourrissent l’analyse. Tous les chiffres cités sont datés et accompagnés d’une source fiable. 

Méthodologie du classement

Pour établir le classement des meilleurs quartiers de Toulouse en 2026, plusieurs critères pondérés ont été retenus :

Ces critères ont été croisés pour attribuer des recommandations personnalisées, en distinguant les projets de vie (familles, étudiants, jeunes actifs, investisseurs, chercheurs de calme, amateurs d’ambiance). Le classement n’a pas vocation à figer la ville : chaque quartier de Toulouse évolue, surtout avec la future ligne C et les projets urbains (La Cartoucherie, Montaudran Aerospace). Les indications budgétaires sont des ordres de grandeur de prix/m² pour l’ancien et peuvent varier selon l’état du bien et la conjoncture.

Tableau central : Classement 2026 des quartiers de Toulouse selon votre projet

Projet Quartier(s) recommandé(s) Pourquoi (atouts) Budget immobilier (ordre de grandeur)* Transports Espaces verts & promenade Points de vigilance
Familles Côte Pavée, Roseraie, Borderouge Quartiers résidentiels, calmes et verts, majoritairement composés de maisons avec jardin. Écoles réputées (lycées Sainte-Marie des Champs et Caousou) et commerces de proximité. Atmosphère familiale. 4 000€ - 5 000€ / m² pour les maisons à Côte Pavée, 2 500€ - 3 500€ / m² à Roseraie/Borderouge. Bus fréquents, accès rapide au périphérique et future ligne C. Proximité du canal du Midi, du jardin des Plantes et de parcs de quartier. Peu d’animation nocturne ; budget élevé à Côte Pavée ; marché tendu.
Étudiants Carmes, Saint-Michel, Minimes Carmes et Saint-Michel sont proches des facultés et du centre historique, avec bars et marchés. Minimes propose des loyers plus abordables et un bon maillage métro (ligne B). 3 500€ - 5 000€ / m² à Saint-Michel ; 2 500€ - 3 800€ / m² à Minimes. Colocations et studios à partir de 600€ - 700€ mensuels Métro lignes A et B, bus et vélos en libre-service Bords de Garonne, Prairie des Filtres, Jardin Royal. Vie nocturne bruyante dans l’hyper-centre ; faibles places de parking
Jeunes actifs Saint-Cyprien, Compans-Caffarelli, Les Chalets Saint-Cyprien offre une ambiance bohème et cosmopolite avec cafés, restaurants et marché couvert. Compans-Caffarelli combine quartier d'affaires et espaces verts (jardin japonais). Les Chalets séduisent par leurs maisons toulousaines et leur proximité de la gare. 3 800€ - 4 500€ / m² à Saint-Cyprien et Compans; 3 500€ - 4 200€ / m² aux Chalets. Métro lignes A et B (stations Saint-Cyprien-République, Compans-Caffarelli), tramway T1-T2 pour le secteur des Amidonniers. Parc Compans-Caffarelli, berges de Garonne, accès direct à la Prairie des Filtres. Prix en hausse, marché concurrentiel ; stationnement limité en centre-ville
Investissement immobilier Borderouge, Minimes, Purpan Quartiers en mutation avec programmes neufs et futur métro ligne C. Borderouge et La Vache bénéficient de projets urbains et de prix encore modérés. Purpan, proche des hôpitaux et du pôle aéronautique, offre un marché locatif solide. 2 200€ - 3 500€ / m² selon le quartier; rendement locatif 4% - 5%. Bus Linéo, tramway et station métro (Borderouge ligne B). Parcs de la Maourine à Borderouge, parc d’Ancely à Purpan; proximité du Zénith. Potentiel lié à la réalisation de la ligne C; environnement en transition (chantiers).
Calme & espaces naturels Purpan, Roseraie, La Terrasse Loin du tumulte du centre, ces quartiers offrent verdure, pistes cyclables et ambiance paisible. Purpan et La Terrasse sont proches de la Garonne ou du canal du Midi; Roseraie est réputée pour son atmosphère résidentielle. 2 500€ - 3 500€ / m² Bus réguliers; la ligne C desservira Purpan; proximité des axes routiers. Accès aux berges de Garonne, canal du Midi, jardins municipaux. Services et commerces moins nombreux; éloignement du centre; dépendance à la voiture pour certains déplacements.
Vie de quartier & sorties Carmes, Saint-Cyprien, Saint-Pierre / Capitole Ces quartiers concentrent bars, restaurants, marchés (Carmes) et lieux culturels. Place Saint-Pierre attire la jeunesse avec ses terrasses sur Garonne. La Halle aux Grains accueille l’Orchestre National du Capitole. 4 000€ - 5 000€ / m² dans l’hyper-centre.

*Les budgets immobiliers sont des fourchettes indicatives pour l’ancien ou le début du neuf en 2025–2026, basées sur les données des notaires et portails spécialisés. Les prix varient selon la surface, l’état du bien et la conjoncture du marché. 

Classements selon votre projet

Familles

Pour les familles, le meilleur quartier de Toulouse est souvent synonyme de calme, de sécurité et d’accès à des écoles de qualité. Côte Pavée offre un cadre résidentiel avec des maisons individuelles et des jardins, très prisé par les cadres et les professions libérales. Les familles y trouvent des établissements réputés tels que les lycées SainteMarie des Champs et le Caousou, ainsi qu’un environnement arboré. Le prix moyen se situe autour de

4 350 €/m² pour un appartement et dépasse 5 000 €/m² pour les maisons, ce qui en fait un quartier haut de gamme. Les transports reposent sur des lignes de bus et un accès rapide au périphérique, avec la future ligne C du métro en 2028. 

Pour un budget plus abordable tout en conservant un cadre familial, Roseraie et Borderouge constituent des alternatives intéressantes. Roseraie est un secteur paisible du nordest apprécié des familles pour ses logements en copropriété entourés de verdure et ses rues tranquilles. Les prix oscillent entre 2 500 et 3 500 €/m². Borderouge, en pleine expansion, bénéficie de programmes neufs et d’équipements récents, d’une halte ferroviaire et d’un marché hebdomadaire. La future ligne C renforce son attractivité. Les espaces verts du parc de la Maourine et le marché de plein vent du samedi y créent une ambiance conviviale. 

Étudiants

Avec ses 23 établissements d’enseignement supérieur et ses plus de 123 000 étudiants, Toulouse est la troisième agglomération universitaire de France. Les quartiers les plus recherchés par les étudiants sont Carmes, SaintMichel et Minimes

Jeunes actifs

Pour démarrer sa carrière tout en profitant de la culture et des sorties, les jeunes actifs plébiscitent SaintCyprien, CompansCaffarelli et Les Chalets

Investisseurs

Toulouse reste une valeur sûre grâce à sa population jeune et en croissance, son économie portée par l’aéronautique et le numérique et son réseau universitaire. Pour un placement rentable, plusieurs quartiers offrent de bonnes perspectives : 

Les investisseurs peuvent viser un rendement net de 3 à 5 % selon le type de bien. Attention à prévoir des travaux de rénovation énergétique pour les logements anciens afin de répondre aux réglementations futures. 

Calme & espaces naturels

Malgré son dynamisme, Toulouse offre de véritables bulles de verdure. Purpan et Roseraie séduisent ceux qui recherchent la quiétude tout en restant proches du centre. Purpan, notamment le secteur d’Ancely, bénéficie de la proximité de la Garonne, du Zénith et du parc d’Ancely. Il est desservi par la ligne T1 du tramway et les bus Linéo. Les prix y restent raisonnables (environ 2 500–3 000 €/m²). Roseraie, au nordest, est bordé d’espaces verts et de petites maisons individuelles. 

Au sudest, La Terrasse et Guilheméry constituent des havres de paix sur les coteaux. Les maisons y sont recherchées pour leur vue sur la ville et leur proximité du canal du Midi. Les prix dépassent souvent 4 000 €/m², mais le cadre de vie vaut le détour. 

Vie de quartier & sorties

Pour profiter pleinement de la vie nocturne et culturelle de la ville rose, les quartiers du centre historique restent incontournables. 

Fiches quartiers

Quartier Carmes

Quartier Saint‑Cyprien

Quartier Côte Pavée

Quartier Minimes / Barrière de Paris

Quartier Purpan / Cartoucherie

Quartier Compans‑Caffarelli / Amidonniers

Quartier Saint‑Étienne / Carmes prolongé

Quartier Borderouge / Croix‑Daurade

Quartier Roseraie / Jolimont

Conseils concrets et points de vigilance

  1. Établir votre budget et votre horizon : avant de rechercher le meilleur quartier toulouse, définissez le budget d’achat ou de loyer et la durée d’occupation. Les prix varient de 2 000 à plus de 5 500 €/m² selon les secteurs, et les loyers meublés tournent autour de 715 € par mois en moyenne. 
  2. Visiter à différents moments : l’ambiance d’un quartier change entre le jour et la nuit. SaintCyprien est animé le soir, alors que Côte Pavée reste calme. Les nuisances sonores et la circulation sont des critères clés.
  3. Vérifier les projets urbains : la future ligne C du métro et l’écoquartier de la Cartoucherie influenceront les valeurs. Consulter les plans d’urbanisme et les projets de rénovation peut vous aider à anticiper l’évolution des prix. 
  4. Prendre en compte les charges et taxes : outre le prix d’achat, pensez aux charges de copropriété, à la taxe foncière et aux éventuels travaux de rénovation énergétique (notamment pour les bâtiments anciens du centre historique). 
  5. Analyser le marché locatif : pour un investissement, évaluez la demande locative (étudiants, salariés d’Airbus, familles) et la rentabilité nette (4–5 % selon les quartiers). 
  6. Profiter des espaces verts : si la nature est essentielle pour vous, privilégiez les quartiers proches des parcs (Côte Pavée, Purpan, Roseraie) ou des berges de Garonne et du canal du Midi. 
  7. Tester les transports : essayez les trajets du quotidien pour apprécier la distance jusqu’au lieu de travail ou d’étude. Le réseau Tisséo comprend deux lignes de métro, un tramway et plus de cent lignes de bus. 
  8. Rester attentif au climat : Toulouse bénéficie d’étés chauds et d’hivers doux, mais certains quartiers (Côte Pavée, SaintCyprien) peuvent être plus exposés au vent ou aux fortes chaleurs. L’accès à des espaces ombragés est donc un plus. 

Le meilleur quartier toulouse dépend avant tout de votre projet. Les familles privilégieront la tranquillité et les écoles de Côte Pavée ou de Roseraie, tandis que les étudiants se tourneront vers Carmes et SaintMichel pour vivre au cœur de l’animation. Les jeunes actifs trouveront leur bonheur à SaintCyprien ou CompansCaffarelli, proches des lieux de travail et des sorties, alors que les investisseurs miseront sur Borderouge ou Purpan pour profiter des projets urbains et de prix encore abordables. Ceux qui recherchent le calme et la verdure peuvent opter pour Purpan, La Terrasse ou Roseraie. Enfin, pour une vie de quartier et de sorties, l’hypercentre (Carmes, SaintPierre, Capitole) et la rive gauche restent les tops incontestés. 

En 2026, Toulouse confirme sa place de capitale du SudOuest et de métropole étudiante et aéronautique. Son marché immobilier s’ajuste mais demeure attractif avec des prix nettement inférieurs à ceux de Paris. L’arrivée de la troisième ligne de métro, la poursuite des écoquartiers et la vitalité de ses festivals renforceront encore son dynamisme. Pour réussir votre quête du meilleur quartier, identifiez vos priorités (budget, style de vie, déplacements) et n’hésitez pas à visiter plusieurs secteurs afin de ressentir leur ambiance. Vous profiterez alors pleinement de la qualité de vie offerte par la Ville rose.

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